Il nous a semblé pertinent de répertorier la majorité des canons mis en œuvre par le régiment au cours de son existence. La tâche est ardue car jusqu’au XIXème siècle le régiment a servi la quasi totalité des bouches à feu de la marine dans le cadre de sa mission de protection des côtes.
C’est pourquoi nous vous proposons de débuter l’inventaire à partir de la fin de la guerre de 1870. La page étant en développement, les articles sur les différents canons seront livrés au fil du temps.
Notre objectif n’est pas réaliser une fiche technique détaillée, de nombreux sites spécialisés le font très bien, mais de remettre en perspective ces différentes bouches à feu dans les opérations du régiment tout au long de son histoire.
Les premières pages détaillées concernent le canon de 80 de montagne et le canon de 75.
La canon de 4 de campagne (1858 – 1878)
Ce canon équipe les 11ème et 12ème batteries de la division bleue lors de la bataille de Sedan .
La canon de 4 de montagne (1858 – 1885)
Version plus légère du canon de 4 de campagne, il possède le même calibre mais est transportable en fardeau. Il sera utilisé par le régiment pour les premières expéditions coloniales entre 1858 et 1883. L’expédition de Sontay marque la dernière utilisation opérationnelle de ce canon avant son remplacement par le 80 de montagne.
La canon de 12 de campagne (1859 – 1878)
Ce canon équipe la 15ème batterie de la division bleue. Cette batterie ne participe pas à la bataille de Sedan et se replie sur Paris afin d’assurer sa défense.
La canon à balles de Reffye (1866 – ?)
Ce canon à balle équipe la 13ème batterie de la division bleue et s’illustre lors de la bataille de Bazeilles sous les ordres du sous-lieutenant Roos.
La canon de 90 de Bange (1878 – 1898)
Ce canon développé par le colonel Ragon de Bange à l’issue de la débâcle de la guerre 1870 introduit pour la première fois le chargement par la culasse d’un canon de campagne. Il va équiper le régiment d’artillerie de marine en remplacement des canons de 4 et de 12 de campagne. Il ne sera jamais utilisé au combat par le régiment.
La canon de 80 de montagne (1885 – 1920)
Ce canon développé après la guerre de 1870, sera le cheval de bataille des expéditions coloniales. On le retrouve au Tonkin, à Formose, au Dahomey, à Madagascar et enfin au Tchad en 1914.
Le canon de 75 (1898 – 1942)
Canon emblématique de l’artillerie française, c’est la bouche à feu qui a été en service sur la plus longue période. Il est utilisé durant les deux conflits mondiaux avant de disparaitre au profit des canons britanniques puis américains.
Le canon de 155 court (1919 – 1939)
Conçu durant la première guerre mondiale, ce canon équipe le régiment à compter de 1919 jusqu’en 1939. A la mobilisation de septembre 1939, les deux groupes lourds forment le 201ème RALC.
Le canon de 105 long (1921 – 1939)
Ce canon équipe le régiment à compter de 1921 en remplacement des canons de 75. Il devient alors un régiment d’artillerie lourde. En 1924 le 1er RAC devient le 111ème RAC puis le 11ème RAC en 1929 en conservant les mêmes canons, alors qu’à la même date, le 1er RAC est recrée à Libourne avec des canons de 75 et un groupe de 105 long à Bordeaux.
Le canon de 25 pounder (1942 – 1943)
Ce canon britannique équipe le régiment sur une très courte période. Il remplace les canons de 75 détruits ou abandonnés lors du combat de Bir Hakeim.
Le canon de 5.5 pouces (1942 – 1943)
Ce canon britannique lourd équipe la 5ème batterie sur une très courte période de 1942 à 1943.
Le canon de 105 HM2 (1943 – 1970)
Ce canon américain remplace les canons britanniques lorsque l’ensemble de l’armée française en Afrique du Nord se prépare à débarquer en Italie puis en Provence. C’est le canon de la libération.
Le canon de 155 HM1 (1943 – 1946)
Canon d’artillerie lourde américain qui remplace les 5.5 britanniques. Le 1er RAC est le seul à mettre en œuvre ce canon en 1943. En effet, les autres régiments d’artillerie de l’armée d’Afrique sont équipés en canons de 155 court. Son utilisation est brève et s’arrête début 1946 à la dissolution du régiment.
Le canon de 155 BF50 (1951 – 1969)
Nouveau canon français de 155 tracté qui équipera le groupe lourd stationné à Vincennes.
Le canon de 155 AMF3 (1969 – 1990)
Premier canon français de 155 automouvant monté sur châssis AMX 13 qui remplace les AU 50 de 105 dans les divisions blindées 59. Cet équipement marque la fin de l’usage opérationnel du 105 mm au sein des régiments d’artillerie.
Le canon de 155 AUF1 (1990 – 2009)
Evolution majeure de l’artillerie française, le 155 AUF1 marque un bond technologique pour le régiment. Associé au système ATILA et à la modernisation des aides au tir, le tir d’emblée devient la norme.
Le canon de 155 CAESAR (2009 – 2015)
Dernier canon mis en œuvre par le régiment. Associé au système d’armes ATLAS et grâce à sa rapidité de mise en batterie, il est particulièrement adapté à la guerre de mouvement. Son efficacité opérationnelle est démontrée au combat en Afghanistan, au Sahel et en Ukraine.